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Bientôt en 2027 !
Les Éditions Crise & Critique vous invitent à souscrire à l’un des maîtres-ouvrages de Robert Kurz :
LE LIVRE NOIR DU CAPITALISME (850 pages)
L’auteur ne cherche pas à dresser un inventaire des crimes du capitalisme – tâche qui exigerait, selon lui, « cent volumes ». Son ambition est plus fondamentale : proposer une vaste contre-histoire, du XVIIe au XXIe siècle, de la genèse et de l’instauration du capitalisme à travers les trois révolutions industrielles. Elle en éclaire les multiples dimensions — culturelles, idéologiques, sociales, politiques, guerrières, patriarcales, raciales, antisémites, coloniales et impériales, ainsi que techno-scientifiques — tout en mettant en lumière les dynamiques de domination et les formes de lutte qui les traversent et les transforment.
Un travail colossal de traduction et de relecture mené depuis cinq ans. Traduit de l’allemand par Wolfgang Kukulies et Guillaume Reussner.
Publié en 1999 (traduit également en Chinois et en Japonais), LE LIVRE NOIR DU CAPITALISME connut, malgré ses 816 pages, un succès remarquable en Allemagne, avec plus de 25 000 exemplaires vendus, édition de poche comprise. L’hebdomadaire Die Zeit lui consacra deux recensions, dont l’une le qualifia de « publication la plus importante des dix dernières années ». En France, l’ouvrage fut salué par André Gorz et Jean-Marie Vincent, tout en demeurant inédit en traduction.
Parution 1er semestre 2027
30 € au lieu de 39 €
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Editions Crise & Critique, BP n°90054 ; 81027 Albi cedex 9
contact@editions-crise-et-critique.fr
Présentation
Publié en 1999, Le Livre noir du capitalisme connut, malgré ses 816 pages, un succès remarquable en Allemagne, avec plus de 25 000 exemplaires vendus, édition de poche comprise. L’hebdomadaire Die Zeit lui consacra deux recensions, dont l’une le qualifia de « publication la plus importante des dix dernières années ». En France, l’ouvrage fut salué par Jean-Marie Vincent et André Gorz, tout en demeurant inédit en traduction.
Robert Kurz ne cherche pas à dresser un inventaire des crimes du capitalisme – tâche qui exigerait, selon lui, « cent volumes ». Son ambition est plus fondamentale : proposer une vaste contre-histoire critique de la modernisation depuis le xviᵉ siècle. Il analyse le capitalisme non comme un système perfectible, mais comme une forme historique intrinsèquement contradictoire, engagée dans une dynamique d’autodestruction.
Contre l’idée d’un marché naturel et éternel, Kurz montre que le moteur du système n’est pas la satisfaction des besoins humains, mais la valorisation abstraite de la valeur, c’est-à-dire l’accumulation de travail abstrait sous forme monétaire. Cette logique impersonnelle, naturalisée par l’économie politique sous les figures du « bel automate » ou de la « main invisible », transforme les rapports sociaux en rapports entre choses et soumet les individus à une mécanique aveugle.
En suivant le fil des trois révolutions industrielles, des « moulins du Diable » évoqués par William Blake aux promesses contemporaines de l’automatisation et de l’intelligence artificielle, l’auteur met au jour l’utopie sombre de la concurrence généralisée, légitimée par l’idéologie du progrès. L’histoire du capitalisme apparaît comme une succession de bonds productifs qui accroissent la richesse matérielle tout en sapant leur propre base : le travail humain, seule source de la valeur. De cette contradiction découlent les crises économiques récurrentes, la paupérisation structurelle et une violence systémique durablement invisibilisée.
La critique s’étend à l’idéologie bourgeoise, de Hobbes et Mandeville à l’économie néoclassique, montrant comment concurrence et égoïsme ont été érigés en lois quasi naturelles. Kurz analyse également les prolongements historiques de cette logique – impérialismes, racisme moderne, exterminations du xxᵉ siècle – non comme des accidents, mais comme des produits immanents de la modernité capitaliste. Le mouvement ouvrier et le socialisme historique sont eux aussi interrogés : en sacralisant le travail et le productivisme, ils sont restés inscrits dans les catégories du capital.
Avec la troisième révolution industrielle, fondée sur l’informatique et l’automatisation, la contradiction atteint un seuil critique : le capitalisme rend le travail superflu tout en en dépendant toujours. Kurz en tire un diagnostic sans concession : sans dépassement du travail abstrait, du marché et de l’État, l’humanité s’expose à une décivilisation globale.
TABLE DES MATIERES
Préface de Robert Kurz à l’édition 2009
Prologue
1. Modernisation et misère de masse
L’économie de marché rend pauvre
Misère et révolte des tisserands
L’émergence du marché mondial à partir de l’esprit de l’absolutisme
2. L’utopie noire de la concurrence totale
Une société des monstres
Des vices privés comme bénéfices publics
La femme comme chienne de l’homme
La main invisible (sur Bentham)
Le plus grand bonheur pour le plus grand nombre
La mutinerie du Bounty
3. L’histoire de la première révolution industrielle
La Raison de l’économie entrepreneuriale
Les moulins du Diable
Briseurs de machines
La loi malthusienne : Disparaissez de la terre !
Émancipation sociale ou révolution nationaliste bourgeoise ?
Le catéchisme social-démocrate du libéralisme
Libre-échange et nationalisme de rattrapage
La loi de l’équilibre et le système « boule-de-neige » industriel
4. Le système des Empires nationaux
L’État-père
Escroquerie des fondateurs et Grande Dépression
La loi de l’activité croissante de l’État
Absolutisme socialiste
Cuirassés et nationalisme prédateur
Des bananes, pardi !
5. La biologisation de la société mondiale
La lutte pour l’existence
Élevage humain et eugénisme
Lutte des races et conspiration mondiale
La communauté généalogique allemande
Le socialisme des vertébrés supérieurs
6. L’histoire de la deuxième révolution industrielle
La catastrophe originelle du xxe siècle
Henry Ford et la naissance de la société automobile
La rationalisation de l’Homme
Crise économique mondiale
Dictatures et « guerre des mondes »
État-Travail et Socialisme-National
Le rêve perdu et la fureur capitaliste
L’usine négative d’Auschwitz
Creuser des trous et construire des pyramides, la révolution keynésienne
7. Le système des démocraties totalitaires du marché mondial
Ruines flambant neuves
Le marché totalitaire
Mobilisation totale
Le capitalisme totalitaire des loisirs
La démocratie totalitaire
Le bref été du miracle économique
Destruction du monde et crise de la conscience
8. L’histoire de la troisième révolution industrielle
Les visions de l’automatisation
Rationalisation : faire l’économie de l’homme
Le retrait de l’État
La dernière croisade du libéralisme
La nouvelle paupérisation de masse
Le mirage de la société des services
Capitalisme de casino : l’argent perd son emploi
La fin de l’économie nationale
Les démons se réveillent
Épilogue
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