Samedi 7 novembre à Toulouse

Cercle de lecture — Critique de la valeur-dissociation

Nous poursuivons notre cercle de lecture consacré à la critique de la valeur-dissociation avec une séance autour d’une question particulièrement actuelle :

Quand la démocratie dévore ses enfants.
Penser les fascismes historiques et le nouvel extrémisme de droite

À partir de la postface de Roswitha Scholz à cet ouvrage de Robert Kurz paru en français en 2024, nous proposons une lecture-discussion consacrée aux conditions historiques et sociales de l’émergence des fascismes, ainsi qu’aux transformations contemporaines de l’extrême droite.

Comment penser les rapports entre crise, démocratie et autoritarisme ? Quelles continuités et quelles différences existent entre les fascismes historiques et les nouvelles formes de radicalisation politique à droite ? Et en quoi les catégories développées par la critique de la valeur-dissociation permettent-elles d’éclairer ces transformations ?

Une discussion collective ouverte à toutes et tous, que vous connaissiez déjà ou non les travaux de Roswitha Scholz.

Pizzéria Belfort
18h

2 rue Bertrand de Born, Toulouse

4ème de couverture : 

À l’encontre des poncifs libéraux faisant du fascisme une impulsion antisociale qui se manifesterait lorsque la vigilance démocratique se relâche, Horkheimer a pu situer le fascisme non pas à l´extérieur de la démocratie mais l´interpréter comme partie intégrante de la société capitaliste : « celui qui ne veut pas parler du capitalisme doit aussi se taire sur le fascisme ». Roswitha Scholz et Robert Kurz se lancent ici dans un grand chantier théorique autour du contexte systémique commun à la démocratie et au fascisme ; ils montrent que ce sont les moments distincts d’un même processus historique d’imposition de la « socialisation par la valeur », c’est-à-dire des formes de la marchandise, de l’argent et du capital, entre des nations pleinement intégrées et des nations à la traîne sur le marché mondial.

Le nouvel extrémisme de droite n’a cependant plus rien à voir avec les fascismes historiques de la phase d’ascension du capitalisme et constitue un phénomène qualitativement nouveau. Oblitéré de sa capacité à former un projet social et politique global, il est la manifestation de la dissolution de la démocratie, de l’approfondissement de la crise structurelle et témoigne du fait que nous vivons dans une société sans avenir. Le citoyen qui s’accroche à la défense démocratique des libertés économiques doit désormais vivre avec son frère « néo-fasciste » qui veut s’imposer dans le même champ concurrentiel en utilisant toutes les armes possibles, y compris les armes à feu.

Les auteurs

Robert Kurz (1943-2012) et Roswitha Scholz sont deux des principaux théoriciens de la « critique de la valeur-dissociation », un courant international élaborant une critique radicale du capitalisme fondée sur une relecture novatrice de Marx, à contre-courant du marxisme traditionnel. Parmi leurs ouvrages traduits en français : Vies et mort du capitalisme (Lignes, 2011), Impérialisme d’exclusion et état d’exception (Divergences, 2018), La substance du capital (L’Echappée, 2019), Le Sexe du capitalisme (Crise & Critique, 2019).

Table des matières

Préface de Maurilio Lima Botelho – Nouvelle ère du fascisme et société sans avenir

Chapitre 1 – Capitalisme et logique de domination de la démocratie

Chapitre 2 – Fascismes et nouvel extrémisme de droite : L’histoire ne se répète pas

Chapitre 3 – Les empires du mal du nouvel extrémisme de droite

Chapitre 4 – Les auxiliaires impuissants de la démocratie

Postface de Roswitha Scholz – La démocratie dévore toujours ses enfants, aujourd’hui plus que jamais !

 

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