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EXIT07Titel-4.jpgCi-dessous les résumés en français des articles parus dans le n°7 de la revue allemande « Exit ! Crise et critique de la société marchande »  (décembre 2010). La revue et le groupe éponyme Exit !, hors de tout cadre universitaire, ont été créés en 2004 en Allemagne, suite à la scission au sein du groupe allemand « Krisis » pour des raisons souvent plus stratégiques que théoriques (cf. Manifeste contre le travail et les Dix attaques contre le travail). « Exit ! » avec des théoriciens comme Robert Kurz (le n°1 comporte un texte important de cet auteur « La substance du capital » non traduit en Français), Roswitha Scholz (théoricienne de la dissociation-valeur, voir le dossier « Critique de la valeur, sexe et capitalisme » publié dans la revue française Illusio en ligne ici), Claus Peter Orlieb, etc., est aujourd'hui la revue la plus connue de la mouvance de la critique de la valeur. On retrouvera dans ce nouveau numéro des articles de Jorg Ulrich (sur le fragment de Walter Benjamin « La religion du capitalisme »), Robert Kurz, Elmar Flatschart, JustIn Monday, Roland Grimm, Hanns-Friedrich von Bosse, Roswitha Scholz. On retrouvera ici ces résumés des articles, en Italien, Anglais et Allemand.  Pour toute commande du n°7 comme des numéros précédents voir sur le site d'Exit !

 


 

Robert Kurz
Il n’est pas de sauveur suprême : n’attendez rien d’un Léviathan
Thèses pour une théorie critique de l’Etat, 1° partie


A l’époque néolibérale de l’économie des bulles financières, l’intervention étatique semblait ne plus jo uer de rôle. Cependant, la nouvelle qua lité de la crise capitaliste a ramené l’Etat au centre des contradictions. Pour la critique sociale radicale, la théorie de l’Etat est devenue une question brûlante. Dès son titre, la critique par Marx de l’économie politique donne comme partie essentielle la question de l’Etat et la sphère politique qu’elle détermine. Mais précisément sur ce point, l’exposition par Marx dans Le Capital resta inachevée. Le marxisme du mouvement ouvrier, devenu historiquement obsolète, est lui aussi l’héritier, l’expression et la conséquence de ce déficit. D’un autre côté, la nouvelle constitution théorique de la critique de la dissociation-valeur reste en-deçà des exigences de porter la critique du capitalisme à la hauteur de l’époque présente, tant qu’elle focalise la transformation théorique sur les catégories économiques du « travail abstrait » et de la forme-valeur, sans y intégrer de manière fondamentale leurs rapports à la question de l’Etat. Le texte qui suit entreprend de traverser tous les aspects essentiels de l’Etat moderne et de sa réflexion théorique. Afin de lui donner le caractère d’une intervention dans le feu de l’actualité, qui pourtant ne néglige pas d’argumenter de manière systématique, on a choisi pour ce texte la forme d’une série de thèses. Les citations limitées à ce quelles ont de plus nécessaire ne sont indiquées que comme dans un essai, par le nom de l’auteur et le titre du texte cité. Etant donné que même sous la forme de thèses, l’ampleur du texte aurait débordé l’espace d’un numéro de la revue, il paraîtra en deux parties. La première partie esquisse d’abord la problématique de départ donnée par l’actualité, et l’importance de définir une théorie de l’Etat. Dans le contexte qui voit la « richesse » abstraite » se développer historiquement comme une fin en soi, on soumettra alors à une critique fondamentale la question de la constitution de l’Etat moderne et la manière dont elle est pensée chez Hobbes, Rousseau, Kant et Hegel, une constitution liée au caractère androcentrique des catégories politiques et économiques, et au problème du pouvoir mondial. On montrera la manière dont la pensée bourgeoise est restée en-deçà de sa propre apologie d’une « volonté générale » transcendantale, et que le mouvement ouvrier, dans une vision de l’émancipation à courte vue comprise comme « intégration sociale », a repris l’ « héritage » de la raison capitaliste des Lumières au lieu de s’en libérer. En conclusion de la première partie, on analysera les fragments ambigus qu’on trouve chez Marx et Engels sur la théorie de l’Etat. La deuxième partie, qui paraîtra dans le numéro 8 de Exit !, continuera cet examen critique en passant par les théories de gauche sur l’Etat, et jusqu’au structuralisme et au post-opéraïsme, ce qui permettra de constater la mise en place d’une « resocial-démocratisation » de la gauche radicale. Ce qui apparaîtra comme décisif pour une reformulation de la critique de l’économie politique, ce sera le rapport entre théorie de l’Etat et théorie de la monnaie, dont la réflexion ramène aux problèmes de la crise et de la critique des catégories.


Elmar Flatschart
Avec Gramsci sur des chemins de traverse
Une critique contextualisée des marxismes « gramsciens »

 


JustIn Monday
Une affaire interne.
A propos de l’Etat comme présupposé non théorisé de la rationalité économique du XX° siècle, et de son rôle dans la théorie néo-libérale

  


Roland Grimm
Le chemin de fer et l’Etat

 


Hanns-Friedrich von Bosse
De l’éthique contre la crise

 


Roswitha Scholz
« Le grand jeu, sinon rien »
L’identité postmoderne(-mâle) entre obsession différentialiste et repli sur la théorie marxiste-vulgaire. Une réplique aux critiques de la théorie de la dissociation-valeur

 

 

Tag(s) : #Parutions & Bibliographie

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