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Nous avions mis à disposition dans un article précédent [1] le texte de la préface allemande d’ « Ouvriers contre le travail » (Graswurzelrevolution Verlag), de Michael Seidman, rédigée par Karl Heinz Roth et Marcel van der Linden [3]. Karl Heinz Roth est l’auteur, avec Angelika Ebbinghaus, de « L'autre mouvement ouvrier et la répression capitaliste en Allemagne (1880-1973) » [2]

 

 

En voici la traduction effectuée avec l’aide de Lou Marin, membre du collectif d’édition Graswurzelrevolution [4] et du CIRA de Marseille (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme). Lou Marin traduit et publie notamment en allemand les écrits de Simone Weil et d’Albert Camus.

Les Giménologues

(la traduction française de l'ouvrage de Michael Seidman est parue chez Senonevero en 2010).

 

 

Préface de Michael Seidman, « Gegen die Arbeit »,
version allemande d’ «Ouvriers contre le travail »
de
Karl Heinz Roth et Marcel van der Linden

 

(Traduit de Michael Seidman, « Gegen die Arbeit. Über die Arbeiterkämpfe in Barcelona und Paris 1936-38 », Heidelberg, Verlag Graswurzelrevolution, 2011, pp. 7-14)

 

En 1963, la rédaction de la revue « Internationale Situationniste » publiait la photo d’un mot d’ordre qu’elle avait découvert sur un mur parisien : « Ne travaillez jamais ! » Elle illustrait ainsi un manifeste, publié dans le même numéro, dans lequel elle proclamait « la suppression du travail au sens courant (de même que la suppression du prolétariat) » comme « centre du projet révolutionnaire » [6]. [7] Ce slogan utopique déploya dans les années suivantes une force explosive subversive. Non seulement elle joua un rôle décisif dans le mai parisien de l’année 1968, mais elle imprégna en outre la révolte globale tout entière de cette année-là. L’idolâtrie du travail touchait à sa fin irrévocable. La résistance au travail avilissant, humiliant et étouffant toute créativité engendra un nouveau mode de vie, qui marqua la génération suivante, celle des « années soixante-dix rouges » – avant d’être détectée par les innovateurs du capitalisme et transformée dans les conditions de travail précaires qu’on connaît aujourd’hui.

I.

L’impulsion des situationnistes et d’autres, des courants apparentés de la gauche radicale, a également inspiré nombre d’intellectuels et scientifiques, parmi lesquels l’historien américain Michael Seidman, qui séjourna à Paris dès 1979 et garda l’empreinte de la contre-culture du lieu. Il adopta la lutte contre le travail comme thème de recherche, et il soutint sa thèse, dirigée par Arthur Mitzman, en 1982 à Amsterdam, en présentant une recherche sur les ouvriers et ouvrières de Barcelone et Paris pendant la révolution espagnole et sous le gouvernement français de Front populaire. Cette position ne pouvait pas être plus provoquante : les ouvriers et ouvrières continueraient-ils de lutter contre le travail au milieu de bouleversements révolutionnaires, dans lesquels des organisations se réclamant de la mission historique de la classe ouvrière auraient pris le pouvoir politique ? Tireraient-ils, avec le déclin de l’économie qui en résulterait inévitablement, dans le dos de la révolution émancipatrice ? Il faut surtout un sacré manque de respect envers toutes les fortes traditions de la gauche ouvrière et l’historiographie qu’elles ont inspirée pour poser une telle question. Une fois de plus, les mots d’ordre des situationnistes ont démontré ici leur force explosive subversive.

En toute conscience du caractère brûlant de sa manière de formuler la question, Seidman se mit au travail. Il s’ouvrit les gigantesques fonds d’archives sur l’histoire sociale des ouvriers et ouvrières des années trente dans leurs fiefs de Barcelone et de Paris et dépouilla leur presse. Il explora également en parallèle les archives des entreprises et des groupements économiques. Ceci lui permit de poser les conditions générales d’une analyse historique comparative : à Barcelone, une bourgeoisie corrompue et rétrograde se confrontait à une résistance ouvrière militante, qui était représentée en premier lieu par les anarcho-syndicalistes de la CNT ; à Paris, un patronat fort et innovant, qui dirigeait une industrie automobile, aéronautique et métallurgique hautement efficace, faisait face aux syndicats, certes puissants, mais affaiblis par la crise économique mondiale. Il en résulta deux approches différentes de la résistance ouvrière. À Barcelone, les anarcho-syndicalistes forcèrent le bouleversement révolutionnaire avec la prétention de remplacer la bourgeoisie inapte au développement et d’engager un processus de concentration et de rénovation économique sous les auspices de l’autogestion ouvrière. À Paris, par contre, dominaient des programmes de contrôle ouvrier de la production accompagnés de revendications portant sur une réduction radicale du temps de travail et l’extension de la sphère du non-travail à travers des congés payés et une couverture sociale à l’âge de la retraite.

Mais cette requête de la gauche ouvrière révolutionnaire et – dans le cas de la France – réformiste était-elle aussi centralement à l’ordre du jour des ouvriers et ouvrières ? Ainsi que le prouve Seidman en s’appuyant sur le matériel richement exploité, ce ne fut plus le cas, au moins dès le moment où la gauche ouvrière parvint au pouvoir politique. Le personnel des usines mit bien plutôt à profit la situation de bouleversement politique et social en cours pour échapper encore plus aux exigences de son quotidien au travail. Même si des militants anarcho-syndicalistes avaient maintenant remplacé au nom de la révolution les managers expulsés ou en fuite et faisaient de la propagande pour un effort collectif en vue de la réorganisation de la production, les ouvriers et ouvrières restaient à l’écart des assemblées générales et méprisaient les horaires. Même après la suppression du travail aux pièces – ce qui ne dura qu’un temps –, ils tournaient le dos au travail. Ils arrivaient trop tard, parfois pas du tout, ou bien ils partaient avant la fin de la journée de travail. Il y avait certes également des enclaves où l’on avait expérimenté de nouvelles formes de production et de distribution sans argent, mais elles furent et demeurèrent des phénomènes secondaires. À Paris, la situation ne fut guère différente. Là, les occupations des usines avaient certes également permis le bouleversement politique. Mais pour les ouvriers et ouvrières, elles furent en premier lieu une grande fête, une brève réappropriation de la vie, qu’ils prolongèrent alors dans les années du Front populaire. Eux aussi, ils forcèrent la suppression effective du salaire aux pièces, refusèrent la division hiérarchique du travail, arrivaient trop tard et partaient trop tôt, et si l’entrepreneur et les dirigeants syndicaux essayaient de les en empêcher, ils avaient recours au sabotage.

Les conclusions de Seidman furent donc sans ambiguïté : dans les deux situations, les ouvriers et les ouvrières refusèrent de suivre leurs nouveaux régimes de travail instaurés. Cependant, les deux régimes politiques étaient menacés dans leur existence et dépendaient d’une relance prompte et sans anicroches de leur potentiel économique : en Espagne, la contre-révolution militaire gagnait du terrain, et en France le gouvernement du Front populaire subit, au vu du déclin économique, une rude épreuve, qui fut en outre accentuée par la course aggressive à l’armement de l’Allemagne fasciste. Dans cette situation difficile, les deux régimes politiques entreprirent ce qui de leur point de vue était inévitable : en Espagne, la CNT fut élevée au rang d’avant-garde du rétablissement répressif de la discipline du travail, et le gouvernement du Front populaire pilota sous l’influence du syndicalisme une ligne disciplinaire moins dure, mais tout de même sans ambages.

Voilà les conclusions de Seidman, dont la validité n’a été à ce jour mise en doute par personne. La résistance au travail dans tous ses formes pratiquées, manifestes, démonstratives, ou muettes et apparemment individuelles, ne cesse pas, même quand s’établissent des régimes politiques qui recrutent parmi les militants ouvriers et jouent le rôle de représentants déclarés de la classe ouvrière. C’est seulement là où les ouvriers et ouvrières commencent par eux-mêmes à abolir la séparation entre le travail et la vie, et à déployer des activités autodéterminées, qu’ils adoptent une attitude constructive. Il y eut de telles esquisses, comme Seidman le montre, très nombreuses en Espagne, mais elles sont demeurées marginales. Mais c’est une sorte de reproduction de la vie qui se joue en dehors – ou en dessous – des systèmes politiques. Elle se meut hors de tout critère d’efficacité et de productivité et aucune forme de pouvoir politique dominé par la gauche ouvrière ne peut donc s’appuyer sur elle. En d’autres termes, derrière la résistance au travail se tient un besoin élémentaire de supprimer toutes les formes de travail dans le processus vital de la société, besoin qui freine tous les processus économiques et les rend finalement « improductifs ». Il existe donc une contradiction insoluble entre l’aspiration de masse existentielle de la classe ouvrière à son autosuppression et les perspectives d’une représentation politique de leurs intérêts au sens d’un pouvoir politique ouvrier.

II.

Après l’achèvement de son cursus universitaire à Amsterdam, Seidman retourna aux États-Unis et accepta un poste temporaire de professeur à la Rutgers University. Son étude demeura tout d’abord inédite. Puis Seidman publia en 1988 un premier résumé dans une revue d’histoire contemporaine [8]. Enfin, son enquête fut publiée en 1991 par l’University of California Press. La réception fut tout d’abord bien mesurée. Tandis que les communistes de conseils hollandais critiquèrent sur la base de son résumé le concept de travail utilisé par Seidman – on va y revenir plus loin –, les critiques de la presse scientifique se montrèrent plutôt perplexes et soulevèrent des problèmes périphériques, comme la possible surestimation de la vigueur de la bourgeoisie française ou bien le manque de prise en considération des études complémentaires sur la résistance ouvrière en Union soviétique [9]. D’autres critiques s’offusquèrent de la position explicite de confrontation affichée par Seidman face aux courants dominants – marxistes et théoriciens de la modernisation – de l’historiographie du mouvement ouvrier . Cependant, ils étaient unanimes pour estimer qu’il s’agissait d’un travail extraordinaire, qui comparait deux thèmes brûlants de recherche historique et les brossait d’une manière provocatrice à contre-courant des interprétations reçues [10].

Mais, ce faisant, la discussion académique était déjà close. La maison d’édition en tira les conséquences jusqu’à renoncer à l’édition habituellement proposée d’une version poche moins chère. Seidman, quant à lui, fut obligé de se battre pour son poste scientifique et il quitta la Rutgers University en 1989 après de vives querelles internes au sujet d’un emploi durable. Néanmoins, il eut plus de chance ailleurs. Après un long intermède, des traductions engagées pour une publication dans des maisons d’édition universitaires au Japon (1998) et en Turquie (2010) firent leur apparition. Dans quelle mesure Seidman réussit à influencer l’historiographie du mouvement ouvrier dans ces pays, nous l’ignorons. Dans les deux cas, les barrières de langue sont, hélas, toujours bien en vigueur.

En parallèle, pourtant, le livre produisit peu à peu son effet sur la gauche radicale. Quand « Workers Against Work » fut épuisé au tournant du siècle chez University of California Press, un groupe anarchiste-conseilliste de Baltimore en publia une édition pirate. En 2006 fut publiée en grec à Athènes une traduction partielle du livre, mais apparemment sans déclencher de débat considérable. Par contre, un actif collectif d’édition à Marseille se résolut l’année dernière [en 2010] à publier une version française complète, qui fut réalisée encore une fois sans prise de contact ni avec l’auteur ni avec les éditions détentrices des droits. Ce retour non-autorisé à son pays d’origine aida l’étude de Seidman à la réception depuis longtemps en souffrance au sein de la gauche radicale. En conséquence se cristallisèrent plusieurs champs de problèmes, qui renvoient à des points fondamentaux du discours sur l’émancipation.

III.

Il s’agit en premier lieu précisément de la conception du travail : est-ce que l’on doit abandonner toutes les formes de travail qui séparent et autonomisent reproduction matérielle de la vie individuelle et sociale et processus vital de la société ? Et si oui, la résistance au travail, sans restriction et justifiée dans toutes les situations imaginables, est-elle alors elle-même encore capable de susciter l’option d’une activité vitale autodétérminée et librement associée ? Pour répondre à ces questions, il nous faudra bien mettre à l’épreuve encore une fois toute l’histoire du travail et en même temps tracer une claire et nette ligne de partage entre toutes les formes de travail et l’actitivé autodéterminée visant à assurer la reproduction du processus vital de la société. C’est déjà à ce propos que s’interrogaient les communistes de conseils hollandais en 1989, quand ils exigeaient de Seidman une distinction plus précise entre le travail en soi et le travail organisé par le capitalisme [11].

En second lieu, il découle nécessairement de l’analyse de Seidman la conclusion encore plus choquante, selon laquelle toutes les variantes de régimes ouvriers ou d’« États ouvriers » ont été incapables jusqu’à présent de répondre aux aspirations élémentaires de la classe qu’ils représentaient à la suppression immédiate du travail, et d’empêcher ainsi leur inéluctable défaite finale. Tous les courants de la gauche ouvrière étaient – et sont – bien entendu concernés par ce verdict, des anarcho-syndicalistes espagnols aux différents courants du syndicalisme français, en passant par les bolcheviks, qui engagèrent au printemps 1918 le combat contre l’entêtement indiscipliné des soviets d’ouvriers et de soldats. Ils répondirent tous, dans la confrontation avec leur base de légitimation sociale qui se refusait à eux, par de la propagande productiviste, mais aussi par des menaces et une répression brutale. De lourdes conséquences sont attachées à ce résultat pour toute théorie de l’émancipation qui se réclame de la classe des ouvriers et des ouvrières. Nous ne pouvons pas approfondir ce débat ici. Pourtant, nous voulons au moins indiquer que la rupture révolutionnaire, indépendamment du niveau de développement capitaliste, ne peut être pensée désormais que d’une manière universelle. Puisque toute révolution ouvrière couronnée de succès conduit immédiatement et inévitablement à un affaissement de la croissance économique et à la suppression de la productivité du travail comme norme de base de l’économie politique, elle ne possède une chance que si elle démarre au niveau global et se coordonne à l’échelle mondiale. À défaut, les « gouvernements ouvriers » se trouvent immédiatement pris dans la situation cornélienne de devoir se maintenir en place face au monde capitaliste qui les entoure et les encercle en rétablissant les normes de productivité honnies des ouvriers, et de perdre dans le même temps le fondement de leur existence. La victoire sur le travail ne peut être pensée qu’en tant que projet mondial, c’est-à-dire indépendamment des formes dominantes respectives de l’exploitation et de la mise en valeur de la force de travail humaine.

IV.

Une édition allemande de l’étude pionnière de Michael Seidman fut longtemps en souffrance. Dans l’espace germanophone, rares sont à ce jour les individus et les cercles qui en ont pris connaissance et l’ont accueillie dans leurs discussions. Pendant des années, seule l’édition anglaise était accessible dans de rares bibliothèques universitaires. Curieusement, même la possibilité depuis un certain temps de télécharger une version e-book n’a pas conduit à une plus large diffusion. Le groupe-revue « Wildcat » y demeura le seul à crier dans le désert. Comme il avait publié en 2003 un essai de Gilles Dauvé et Karl Nesic sur la question de savoir si les ouvriers et les ouvrières aiment le travail ou non [12], la rédaction de la revue saisit cette occasion pour indiquer, dans une remarque complémentaire à l’étude de référence des deux auteurs, l’urgence d’une traduction allemande. Les éditions « Graswurzelrevolution » ont maintenant répondu à cette demande, et en accord avec Michael Seidman, il faut le préciser. Pour cette décision, on ne peut que remercier ce petit, mais sympathique, collectif anarchiste.

Brême et Amsterdam, le 31 mars 2011.

Karl Heinz Roth & Marcel van der Linden.

Traduction : Lou Marin et les Giménologues.

 

A propos de la préface à l'édition allemande de « Ouvriers contre le travail » de Michael Seidman

Nous devons préciser que lorsque nous avons mis en ligne cette préface en allemand, nous n’en connaissions pas le contenu. Depuis que nous le connaissons grâce à cette traduction, nous devons signaler notre désaccord avec la ligne générale de cette analyse. On y relève une certaine forme de naturalisation du travail, à travers cette opposition très empreinte de marxisme traditionnel entre le travail sous le capitalisme et le travail hors du capitalisme, qui serait, selon les conseillistes hollandais de Daad en Gedachte, le « travail en soi ». Les situationnistes sont mobilisés à l’appui de cette thèse, mais c’est justement le point faible de leur théorie au sujet du travail qui est cité dès l’entame. Limiter le « projet révolutionnaire » à « la suppression du travail au sens courant », c’est ne pas comprendre que le travail est la forme nécessaire et spécifique au capitalisme, non pas de l’activité humaine, mais du rapport que les hommes nouent entre eux au sein de ce système. Il n’y a pas de travail au sens courant, il y a le travail en soi, qui n’est autre que le rapport social spécifique au capitalisme.

Incapables d’opérer la distinction qui s’impose entre richesse abstraite, spécifique à la société capitaliste, et richesse sensible-matérielle [13] , les préfaciers nous invitent à sombrer avec eux dans de faux dilemmes, tels que la chute de l’efficacité économique après le succès d’une révolution ouvrière qui contraindrait « les gouvernements ouvriers » à rétablir les normes de productivité capitalistes s’ils se trouvaient englués dans la situation bien connue du « socialisme dans un seul pays ». Car si l’on comprend bien les auteurs, cela voudrait dire que les zones libérées du capital auraient à pâtir de la concurrence des zones encore sous son influence, ce qui ne peut être le cas que si l’on continue à y penser dans les catégories d’argent, de valeur… et donc de capital.

 Les giménologues Vincent et Myrtille, 23 juin 2014.

Notes de bas de page :

{C}

 

{C}

[1] article 510

[2] L’autre mouvement ouvrier et la répression capitaliste en Allemagne 1880-1973, Paris, Bourgois, 1979, devenue difficile à trouver. Il a été publié en Espagne en 2011 : El « otro » movimiento obrero y la represión capitalista en Alemania 1880-1973, Madrid, Traficantes de Sueños, colección Historia 10, 2011.

[3] Marcel van der Linden est l’auteur en 2009 de Western Marxism and the Soviet Union : A Survey of Critical Theories and Debates Since 1917, en 2008 de Workers of the World, Essays toward a Global Labor History, et en 2003 de Transnational Labour History : Explorations.
On peut lire en français cet article instructif : Marcel van der Linden et Wayne Thorpe, « Essor et déclin du syndicalisme révolutionnaire » in Le Mouvement Social 1992/2 (n° 159), revue dont il est le directeur. Il est téléchargeable ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bp...
Voir aussi la recension du numéro spécial Le Mouvement social, n° 241, octobre-décembre 2012, intitulé « Travail et mondialisations », sous la direction de Marcel van der Linden : laviedesidees

[4] Site des éditions : graswurzel.net

[5] article 591

[6] Internationale Situationniste, 1963, n° 8.

[7] En fait, aucun manifeste ne figure dans ce numéro 8 et la photo figure à la page 42, au milieu des « Banalités de base » de Vaneigem, tandis que le propos cité figure dans les « Notes éditoriales », en page 4. (Note des giménologues.)

[8] Michael Seidman, « Towards a History of Worker’s Resistance to Work : Paris and Barcelona during the French Popular Front and the Spanish Revolution, 1936-38 », in Journal of Contemporary History, 23/1988, Cahier 2, pp. 181-220.

[9] Cf., par exemple, la critique de Nathanael Greene, in The American Historical Review, 97/1992, n° 1, p. 185.

[10] La chose est bien mise en relief, notamment par la critique de Benjamin Hunnicutt in The Business History Review, 67/1993, n° 1, pp. 191-193.

[11] Le texte de Seidman [« Towards a History of Worker’s Resistance to Work : Paris and Barcelona during the French Popular Front and the Spanish Revolution, 1936-38 »] fut publié et commenté, en langue néerlandaise, en juillet-août 1989 dans un numéro spécial de la revue Daad en Gedachte [Action et pensée]. Un commentaire critique supplémentaire suivait dans le numéro d’octobre de la même année.

[12] Gilles Dauvé, Karl Nesic, « Lieben die ArbeiterInnen die Arbeit ? » (Les ouvriers et les ouvrières aiment-ils le travail ?), in Beilage zum Wildcat-Zirkular, n° 65, février 2003. (NdT)

[13] Nous renvoyons à ce sujet à La grande dévalorisation, d’Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, Fécamp, Post-Éditions, 2014, qui développe, à partir de sa première occurrence dans les Grundrisse, de Karl Marx, cette distinction centrale pour la critique de l’économie politique.

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