Rencontres et Débats...

13-14 août 2014 : Colloque international à Valparaiso (Chili) avec Anselm Jappe : Guy Debord, imagen y mercancia.

12 septembre 2014 : La crise... quelle crise ? Café-débat à ALBI à 20h45 avec Clément Homs autour du livre « La Grande dévalorisation » d'Ernst Lohoff et Norbert Trenkle (groupe KRISIS). Au café Le Cosy, 14 rue de la porte neuve.

Février 2015 : Reprise du séminaire d'Anselm Jappe sur « Les aventures du sujet : société marchande et narcissisme », au Collège international de philosophie à PARIS (plus d'informations prochainement).

Le Livre noir du capitalisme : un résumé très complet en allemand de l'ouvrage de Robert Kurz, voir ici.

Evènement ! : Publication de l'ouvrage « Sortir de l'économie » par Quelques ennemis du meilleur des mondes, aux éditions Le Pas de côté. (+ d'infos sur l'ouvrage).

 Enement ! : Réédition 2013 de l'ouvrage de Robert Kurz, « Lire Marx. Textes de Karl Marx choisis et commentés par Robert Kurz » (éditions La Balustrade voir ici).

Une collection classée par auteurs de traductions sur la critique de la valeur est disponible sur le site Exit-Brésil, dont notamment de très nombreux textes de Robert Kurz (1943-2012) : Textes en Allemand, Portugais, Espagnol, Italien, Français, Anglais, Turc, Russe.

 

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  Pour une commande d'une version papier du numéro 4 de la revue « Sortir de l'économie » (266 p.) voir ici

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Qu'est-ce que la wertkritik ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'oeuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements de la théorie critique de l'économie politique au XXIe siècle.

A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.  

Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ». 

Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital et de l'Etat. 

D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

Du côté de l'histoire

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Anselm Jappe Les Aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme Séminaire Wertkritik 2012/2014 à l’EHESS/Paris L’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris permet de par ses statuts à l’un de ses membres d’inviter une personne extérieure à faire un séminaire d'une durée de deux ans. C’est ainsi qu’Anselm Jappe fut invité en 2012-2014 à diriger un séminaire de 24 séances de 2 heures, sur la thématique qui doit composer la suite de son ouvrage « Les Aventures de la marchandise » (Denoël, 2003) : « Les Aventures du sujet moderne : société marchande et narcissisme ». Deux à trois fois par mois, une trentaine de personnes très majoritairement extérieures à l’école, assistèrent ainsi à ces différentes séances de présentation et discussions. La totalité du programme n’ayant pu être achevée en 2014, ce même séminaire se poursuivra dans un autre lieu, au Collège international de philosophie à Paris, durant le second […]

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HORIZONS POST-CAPITALISTES : AUTOUR DES ZAPATISTES AU CHIAPAS ET DE LA CRISE DU CAPITALISME * Jérôme Baschet et Anselm Jappe Rencontre du 24 juin 2014 à l'Université populaire du 2ème arrondissement (Paris) Présentation de la soirée par les organisateurs : Bienvenus à la dernière séance de ce cycle de 16 conférences-débats placés sous le thème général « Demain, quels humains ? » que nous terminons avec un sujet inspirant pour le monde de demain qui ouvre l’horizon des possibles pour un monde postcapitaliste. Car nous ne sommes plus à l’époque où Margaret Thatcher martelait : « there is no alternative ! » (il n’y a pas d’alternative). Nos deux invités se rejoignent dans la critique radicale du capitalisme et pensent que le monde peut fonctionner « autrement ». Jérôme BASCHET, historien, a écrit un livre au titre audacieux « Adieux au capitalisme » et Anselm JAPPE, philosophe allemand, a écrit « Crédit à mort » et affirme que la […]

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Ci-dessous trois comptes-rendus par Anselm Jappe de l'ouvrage de Robert Kurz (1943-2012), « L'effondrement de la modernisation. De l'écroulement du socialisme de caserne à la crise de l'économie mondiale » [1] ainsi que de deux de ses essais majeurs, « Domination sans sujet. Pour le dépassement d'une critique sociale superficielle » (1993) et « Le dernier éteint les lumières » (1993). Les deux derniers compte-rendus sont traduits de l'italien par Jacques et Raymonde Meunier. Robert Kurz, un des principaux fondateurs du courant de la critique de la dissociation-valeur, a cofondé en 1986 la revue KRISIS et a participé en 2004 à la création de la revue EXIT ! Il est par ailleurs l'auteur d'autres ouvrages importants dont nous ne citerons que les plus connus : « Le livre noir du capitalisme. Un adieu à la société de marché » (1999, 816 pages), « Le capital-monde. Mondialisation et limites internes au système moderne de production […]

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La force des choses * Gérard Briche Dans le livre dans lequel elle retrace l’époque où elle était une jeune artiste révoltée [1] Suzanne Bernard évoque sa rencontre avec Guy Debord. Au début des années 1960, elle avait, avec quelques amis, cherché une autre manière d’être artiste que celle d’être un artiste « bourgeois », ignorant la situation du peuple, et elle s’était rapprochée des groupes « radicaux », lettristes, situationnistes… L’Internationale situationniste s’était dite prête à participer à une exposition organisée par le petit groupe [2], avec un tableau de Michèle Bernstein, et c’est ainsi que Suzanne Bernard avait rencontré Guy Debord. Ce dernier, raconte-t-elle, avait, pour tout commentaire des projets révolutionnaires qu’on lui exposait, hoché la tête en disant : « faites votre tour de piste, vous verrez, il n’y a rien à espérer… » Il est remarquable que Guy Debord, pourtant peu suspect de manquer d’intransigeance, […]

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Fausse monnaie (électronique ou autre) Ce que le succès des bitcoins révèle de l’état du médium argent * Claus Peter Ortlieb « Les sauvages de Cuba voyaient dans l’or le fétiche des Espagnols. Ils organisaient une fête en son honneur, chantaient autour de lui, et puis ils le jetaient à la mer. » Karl Marx, « Les débats sur la loi relative aux vols de bois » (1842), trad. M. Rubel, in Œuvres III, Paris, Gallimard, 1982, p. 280. Sous le titre « Bits and Barbarism », Paul Krugman, dont nous avons déjà souvent parlé ici[1], raconte dans les colonnes du New York Times du 22 décembre 2013[2]une fable à propos de trois manières de créer de l’argent ; deux d’entre elles représenteraient un archaïsme économique, qu’il attribue à cette curieuse tendance qu’ont beaucoup de gens à vouloir sans cesse ramener l’aiguille en arrière sur l’horloge du progrès. Comme exemple de la première forme de création d’argent, Krugman cite la mine d’or de […]

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Nous avions mis à disposition dans un article précédent [1] le texte de la préface allemande d’ « Ouvriers contre le travail » (Graswurzelrevolution Verlag), de Michael Seidman, rédigée par Karl Heinz Roth et Marcel van der Linden [3]. Karl Heinz Roth est l’auteur, avec Angelika Ebbinghaus, de « L'autre mouvement ouvrier et la répression capitaliste en Allemagne (1880-1973) » [2] En voici la traduction effectuée avec l’aide de Lou Marin, membre du collectif d’édition Graswurzelrevolution [4] et du CIRA de Marseille (Centre International de Recherches sur l’Anarchisme). Lou Marin traduit et publie notamment en allemand les écrits de Simone Weil et d’Albert Camus. Les Giménologues (la traduction française de l'ouvrage de Michael Seidman est parue chez Senonevero en 2010). Préface de Michael Seidman, « Gegen die Arbeit », version allemande d’ «Ouvriers contre le travail » de Karl Heinz Roth et Marcel van der Linden (Traduit de Michael […]

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Parution de l’édition espagnole de « Ouvriers contre le travail à Barcelone et Paris sous le Front Populaire » de Michael Seidman Traduit de l’anglais par Federico Corriente Pepitas de Calabaza, Logroño, mayo 2014 [1] « Nous voulons voir la fin du sinistre loisir parce qu’il suppose le travail – et que le travail n’est qu’un bon prétexte pour ne rien faire » La Polycritique, 1968 Nous avons déjà évoqué les éditions française et allemande de cet ouvrage [2] et mis à disposition sur ce site un commentaire critique [3] ainsi qu’une série d’articles intitulés : « De La lucha por Barcelona à El elogio del trabajo. L’anticapitalisme des anarchistes et anarcho-syndicalistes espagnols des années trente. », où il est fait usage de ce travail. [4] Ouvriers contre le travail a été traduit et publié en japonais (1998), en Grec (2006), en Turc, en français (2010) et en Allemand (2011). En Espagne, seul un petit opuscule édité en 1988 par […]

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Ci-dessous une recension de l'ouvrage d'Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, « La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette d'Etat ne sont pas les causes de la crise » (Post-éditions, 2014). Recension de « La grande dévalorisation », parue dans « Les Lettres françaises » n° 117 de juillet 2014 Il y a près de deux ans déjà, les « Lettres françaises » avaient rendu compte de la publication en Allemagne du livre de Ernst Lohoff et Norbert Trenkle en souhaitant vivement qu’un éditeur puisse rendre accessible cet ouvrage important à un public francophone. C’est chose faite grâce aux soins d’une toute jeune maison d’éditions, Post-éditions, et des trois traducteurs, Paul Braun, Gérard Briche et Vincent Roulet, qui se sont mobilisés autour d’un texte dense et exigeant. « La grande dévalorisation » est en effet une démonstration magistrale qui part du cœur en fusion du capitalisme pour expliquer les soubresauts récents de sa […]

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Séminaire interne du collectif « Crise et Critique » à Paris le vendredi 30 mai 2014 : avec Ernst Lohoff et Norbert Trenkle (Krisis). Le collectif « Crise et Critique » organise deux séminaires théoriques annuels hors de tout cadre universitaire et académique, et sans attachement à tel ou tel comité éditorial au sein du courant dit de la « critique de la valeur » (Wertkritik). Pour la sortie de leur récent ouvrage en France, Ernst Lohoff et Norbert Trenkle étaient dernièrement les invités du séminaire interne (Pour tout renseignement : contact(arobaze)criseetcritique(point)org) Paul Braun et Heike Heinzmann ont assuré la traduction de l’allemand vers le français et inversement. L’enregistrement qui suit est un montage où ont été coupées toutes les voix de Lohoff et Trenkle en allemandpour ne garder que les traductions françaises. Durée : 3 heures Réalisation du montage : William L. La rencontre est organisée autour d’une série de […]

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Notes et commentaires autour du chapitre 3 de Temps, travail et domination sociale. Une réinterprétation de la théorie critique de Marx, de Moishe Postone (Mille et une nuits, 2009) Friedrich Pollock et l’analyse du capitalisme postlibéral Clément Homs * Sur la base de son étude de 1929 sur la planification soviétique, Friedrich Pollock va essayer dès le début des années 1930, de saisir les transformations du capitalisme à l’Ouest, avec l’effondrement du vieux capitalisme libéral du XIXe siècle lors de la Grande dépression et l’avènement de l’Etat interventionniste. Deux autres membres de l’Institut de Francfort, Gerhard Meyer et Kurt Mandelbaum, s’investirent également dans ce projet en publiant de nombreux articles dans la revue de l’Institut. C’est en 1932 et 1933 que Pollock donna pour la première fois, le cadre général de son interprétation de la Grande dépression et du capitalisme postlibéral, et durant toute la décennie qui […]

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Les présupposés du marxisme traditionnel Notes de lecture sur le chapitre 2 de « Temps, travail et domination sociale » de Moishe Postone : pp. 73-94 (éditions Mille et une nuits, 2009) AVERTISSEMENT : Les pages de ce chapitre intitulées « Travail et totalité : Hegel et Marx » ne sont pas résumées ici. *** Valeur et travail Le marxisme traditionnel : Interdépendance indirecte, distribution et loi de l’équilibre général Postone commence dans cette sous-partie par critiquer « l’interprétation traditionnelle de la valeur » dans le marxisme (p. 76). Dans cette optique, l’interdépendance sociale capitaliste fonctionne indirectement et la valeur est la forme extérieure que revêt cette interdépendance cachée, elle exprime un mode indirect de distribution sociale du travail et de ses produits ; ici donc, à l’image du marxisme traditionnel toutes tendances confondues, la valeur est comprise en termes de marché, elle est une catégorie de la […]

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Notes de lecture Chapitre 1. Une critique du marxisme traditionnel, pp. 15-71 Moishe Postone Temps, travail et domination sociale. Une réinterprétation de la théorie critique de Marx, Mille et une nuits, 2009 La crise du marxisme traditionnel Pour Postone, l’expression « marxisme traditionnel » se rapporte à toutes les approches théoriques qui analysent le capitalisme du point de vue du travail et définissent cette société d’abord en terme de rapport de classes, structurés par la propriété privée des moyens de production et l’économie régulée par le marché. Ainsi, le marxisme traditionnel s’appuie sur un cadre de base organisé autour des points suivants : Le travail est compris en termes d’activité sociale transhistorique qui médiatise les rapports entre l’homme et la nature, en créant des produits destinés à satisfaire des besoins humains déterminés. Les relations de dominations sont comprises essentiellement en termes de […]

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Anselm Jappe fait paraître un article dans l'ouvrage collectif « La réification. Histoire d'un concept critique » (La dispute, 2014), dirigé par A. Cukier, V. Charbonnier et F. Montferrand (pp. 65-83). Le sujet central de l'article est la spécificité et l'originalité de l'interprétation par la mouvance de la critique de la valeur du fétichisme de la marchandise chez Marx, au regard des autres courants du marxisme au XXe siècle qui se sont réappropriés le thème de manière toujours tronquée. Pour la lecture du seul livre intéressant en Français portant sur la thématique du fétichisme et que discute et critique l'article de Jappe, nous renvoyons au livre d'Antoine Artous, « Le fétichisme chez Marx » (Syllepse). On peut sinon se reporter aux ouvrages traduits de Moishe Postone. Nous renvoyons plus particulièrement à la lecture de « Temps, travail et domination sociale » (Mille et une nuits, 2009) et en particulier aux sous-chapitres « […]

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AUTOUR DE LA « GRANDE DEVALORISATION » * RADIO ZINZINE Dans le lien ci-dessous, une émission radio en écoute avec Paul Praun pour présenter le livre qu'il a co-traduit, « La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l'Etat ne sont pas les causes de la crise » (Post-éditions, 2014) d'Ernst Lohoff et Norbert Trenkle (groupe KRISIS). http://www.zinzine.domainepublic.net/index.php?theurl=emmission2.php&id=2353 Vidéo de la conférence d'Ernst Lohoff à Lille pour la présentation de l'ouvrage : http://palim-psao.over-blog.fr/article-video-presentation-du-livre-la-grande-devalorisation-d-e-lohoff-et-n-trenkle-mres-lille-2-123911042.html

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Exposé d'Ernst Lohoff pour la présentation du livre « LA GRANDE DEVALORISATION » Enregistré à la MRES de Lille le mercredi 28 mai 2014. Lecture de la version française de son exposé : Gérard Briche Voir le lien suivant : http://critiquedelavaleur.over-blog.com/2014/06/video-presentation-du-livre-la-grande-devalorisation-mres-lille-28-05-14.html Ou sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=l4LTQ7a1Rng L'ouvrage « La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l'Etat ne sont pas les causes de la crise », est paru chez Post-éditions (2014). Traduction de l'allemand par Paul Braun, Gérard Briche et Vincent Roulet. 352 pages Après la crise de 2008, l’effondrement catastrophique du système capitaliste mondial n’a pu être empêché que par une intervention massive des États et des banques centrales, comme jamais l’histoire n’en avait connue. Si l’on doit à présent subir les conséquences de cette crise, sous la forme de […]

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Présentation

  • : Ensemble de textes portant sur la critique de la dissociation-valeur (Wert-abspaltungskritik), autour de Robert Kurz, Anselm Jappe, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff, Claus Peter Ortlieb, Moishe Postone, Gérard Briche, Karl Marx, et des revues allemandes Krisis, Exit ! et Sortir de l'économie. La salle des machines de Palim Psao ne se rattache pas à tel ou tel comité de rédaction, et constitue simplement un portail francophone qui accueille différentes sensibilités de ce courant.
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Sommaire

Sur la critique de la dissociation-valeur

    La grande dévalorisation Lohoff et Trenkle Post-édition

Marxim and critique of value

recto Sde  

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postone critique du fétiche      

Sexe capitalisme et critique de la valeur

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Kurz vies et mort du capitalisme

COUV JAPPE Credit a mort 2

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